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Le siège de Privas - Exposition en ligne de Florent Mur artiste peintre

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Le siège de Privas

Le Lieu


Le siège de Privas


Historique du Petit Tournon et du siège de Privas de 1629



Louis XIII et le Cardinal De Richelieu



 L’existence du Petit Tournon précède celle de Privas de plusieurs centaines d’années, et est mentionné déjà au VIIème siècle sous son nom originel de Tournon dans la Charta Vetus comme chef-lieu de mandement*.


Le Petit Tournon vue de la route des Ollières
( essais de reconstitution de 1629 )


 Le fait que ce soit le Petit Tournon qui était habité d’abord s’explique par sa topographie - étant isolée des deux cotes par deux rivières, le Mézayon à l’est et le Charalon à l’ouest, permettait au premiers habitants à se défendre plus facilement, et sa hauteur loin au-dessus des gorges qui l’entourent permet de voir de tout les cotes, et assure une défense presque parfaite, ou du moins c’est l’impression que ce site exceptionnelle donnait pendant bien des siècles.

Peu à peu la population s’étend vers Privas, de l’autre cote du Charalon, et Privas devient une ville fortifiée et très prospère au cours du moyen age.


Le Fort St. André et le village du Petit Tournon vue du Vanel


 Privas a toujours été sous le contrôle des Poitiers, et ce qui la distingue et le fait d’être une ville en majorité protestante dès 1560. En 1598, selon l’édit de Nantes, Privas devient un officiel « lieu de sûreté » pour les huguenots et le centre du protestantisme de la région*.


Gravure d'Abraham Bosse sur le siège de Privas


A partir du moment où le contrôle de Privas passe des mains des Poitiers à celles de Jacques de Chambaud, « grand chef protestant », en 1599, le destin de Privas est changé à jamais, et cette belle petite ville prospère commence son inéluctable démarche vers une destruction brutale et quasi-totale au mains du Cardinal Richelieu et du Roi Louis XIII lui-même.

                                     
Le Cardinal Henri de ROHAN                                             Le Cardinal de RICHELIEU
          ( Le grand Chef Protestant )                          ( Premier ministre du Roi Louis XIII, Catholique )


La guerre de Trente Ans et les guerres de religions malheureusement convergent sur Privas et le Petit Tournon, et ils en feront les frais ! Que Jacques de Chambaud meurt qu’un an après son acquisition de Privas présage peut-être l’histoire dramatique à suivre pendant les prochains 29 ans.


Reconstitution de Privas et de ces remparts vue du Fort de Tournon


 Mais c’est un autre mort qui provoque un désastre qui va exacerber le destin déjà périlleux de Privas. Déjà une menace à l’autorité du Roi, étant la capitale d’une région protestante qui forme presque " un état dans l’état "*.
Quand le mari de la fille de Jacques de Chambaud meurt, le destin de Privas est de nouveau en jeu. Paule de Chambaud veut se remarier avec un Catholique, tandis que la ville voudrait qu’elle se marie avec son ex beau-fils, Joachim de Beaumont, ainsi préservant le contrôle et l’identité protestante de Privas. Mais le Seigneur Catholique, Claude de Hautefort, arrive à emporter la main de Paule en 1620, déclenchant une mini guerre dite “des amoureux” dans laquelle le château de Privas, même pas terminé, est détruit.


Plan de PRIVAS vers 1620


Après plusieurs escarmouches d’un côté et de l’autre pendant les prochains 9 ans, dans lesquelles Beaumont reprend la ville prise par le gouverneur du roi et ainsi de suite, le moment de non-retour arrive quand le Roi lui-même, revenant d’Italie, s’attend que la ville se soumette.
Beaumont est mort en 1628, et son frère est nommé par le Cardinal Rohan à le remplacer, mais ce dernier a traité avec le Roi, promettant la soumission du Vivarais. Le Cardinal de' Rohan le remplace donc par le Marquis Saint-André de Montbrun, chef de l’armée de Privas, qui est d’accord pour que Privas tienne le plus longtemps possible contre les forces du roi afin de gagner le temps nécessaire pour mieux organiser la rébellion protestante dans le midi.


Privas et ces fortifications vue du Fort de Toulon


 Privas est donc sacrifié pour que les autres puissent mieux se battre, mais après le malheureux sort de Privas, plus personne n’osera se battre, et le Roi gagne tout dans un seul et horrible siège, le siège de Privas.


Canon de 33 de 1628


Le Roi commande alors à ces troupes d’arriver sur place, après avoir offert 100 000 écus a Saint-André de Montbrun pour se rendre. Quand il refuse, le roi est si furieux qu’il voue "qu’il en ferait un tel châtiment qu’il en serait à jamais mémoire*. Privas se prépare à un siège qui va durer 15 jours, du 14 au 28 mai, ces 3 000 hommes environs contre les 20 000 du Roi.


Fort de Toulon vue de l'ouest


Toutes les fortifications, naturelle et autres, ne peuvent préserver Privas de la furie des armées du roi, et après que les derniers habitants se soient enfuit au Mont Toulon, les soldats saccagent, pillent, et finissent par brûler, tout Privas.


Panoplie de l'armement du Piquier, de l'Arquebusier et du Mousquetaire



 Malgré la presque totale destruction de la ville, il est néanmoins encore possible de voir l’emprunt de la vieille ville qui était entièrement entourée de rempart avant le siège, et il reste aussi des traces architecturelles dans les rues piétonnes qui constituaient la ville à l’époque, des traces même suffisantes pour pouvoir imaginer ce que a pu être cette merveilleuse et ancienne ville avant sa destruction.


"L'arbre aux pendus" de Jean CALLOT (Bibliothèque nationale)



* Le Siège de Privas en 1629, Denis et Foray, Société de l’Histoire de l’Archéologie de Privas,

 
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